Detachment.

05|2012. Mercredi 9, 23:08

http://stina-s-place.cowblog.fr/images/dmt.jpgDetachment
de Tony Kaye.



Pitch AlloCiné:
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines
dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement...
 
Sorti il y a quelques temps déjà, Detachment raconte donc l'histoire d'un professeur remplaçant dans un lycée difficile ou alors classique de New-York. On ne peut pas vraiment se prononcer puisque, par rapport à la nôtre, c'est une culture différente. Aussi, le film traite de sujets difficiles spécifiés par un élève (ou un enfant) précis.

De mon point de vue, le plus de ce film reste ce mélange entre la partie introspective du personnage d'Henry Barthes et le déroulement de l'histoire. On ne sait pas trop pourquoi il se retrouve devant cette caméra, à parler de son expérience de 3 semaines dans ce lycée. On peut éventuellement le deviner mais ça reste un détail flou que je ne peux pas raconter à moins de vous spoiler une scène du film.

Je ne sais pas si je n'ai pas vu assez de film de ce genre là, mais on pourrait le mettre en regard avec Ecrire Pour Exister ou encore le classique Esprits Rebelles. Avec Detachment, on est touché par les relations, et même les liens que le professeur établit avec les jeunes qu'il rencontre. Il y a également sa vie personnelle qui le pousse à s'isoler de toute émotion. La scène où (je crois) il se présente pour la première fois à sa classe et où il doit également faire face à sa première confrontation est pour moi simplement géniale. Il maîtrise la situation avec un calme et un sérieux remarquable, ça m'a beaucoup impressionné. Cette manière qu'il a d'enseigner avec réalité aussi... Je m'explique: il connaît la situation dans laquelle se trouve les élèves qu'il a devant lui. Ils viennent au lycée pour l'obligation, ils sont rejetés de la société parce que personne ne s'intéresse à eux, ce qui est aussi dû à leur comportement. Cause à effet. Barthes sait aussi qu'il doit donc être différent pour les atteindre. Ainsi, il parle sans détour et les place face à la réalité dans laquelle ils vivent. Et c'est ainsi qu'il gagne leur respect. Il ne se laisse pas détruire comme les autres professeurs qui eux ignorent leurs élèves pour la plupart.

Le lien qu'il établit avec le personnage d'Erica, jeune prostituée interprétée par Sami Gayle, est assez invraisemblable. Bon, c'est un film, mais cette relation est construite de telle façon qu'on parvient à y croire. Après tout, elle doit elle-même adopter un certain comportement pour survivre et voyant que Barthes ne cherche qu'à l'aider jusqu'à l'accueillir chez lui sans arrière pensée, aide à établir une situation de confiance.

La semaine où j'ai été voir ce film, la télévision diffusait Le Pianiste, dont Adrien Brody est également le rôle principal. C'est toujours un acteur que j'ai apprécié mais plus par réputation que par constat du talent. J'aime son nom, son allure, mais avant ces deux films, c'est tout ce que j'aimais chez lui. Eh bien, je peux enfin argumenter sur ses talents d'acteur. Il est exceptionnel. Après, de là à comparer Detachment et Le Pianiste, ce n'est pas l'effet recherché. Ce sont deux sujets poignants, peut être l'un plus que l'autre mais surtout, deux manières différentes d'aborder ces rôles. En tout cas, la manière dont il s'approprie ce rôle c'est-à-dire à la fois professeur, enfant traumatisé, homme avec son grand-père à charge (puis une jeune fille par la suite)... Pari réussi.

Dans l'ensemble, bon casting, plutôt varié. On a aussi bien des acteurs connus comme donc Brody, James Caan, Lucy Liu mais aussi des gens issus du petit écran tels que Christina Hendricks (Mad Men), ou encore William L. Peterson (Les Experts).

En tout cas ! Un vrai coup de coeur. J'ai adoré, tant l'histoire que la manière dont le film a été fait. Ce n'est pas un simple scénario classique. Il y a aussi beaucoup de style et d'émotion. La touche Tony Kaye. 


En général, j'aime pas trop faire de chroniques. C'est plutôt mon avis sur quelque chose que je formalise un peu. Et surtout, j'évite d'en faire sur les albums parce que c'est rarement objectif. Bref! Tout ça pour dire que cet article doit sa création aux Inrocks, qui s'est foutu purement et simplement de cet album en 20 lignes sur leur site de merde. Surtout qu'on écrit pas 20 lignes sur un album de 16 pistes.

http://stina-s-place.cowblog.fr/images/atyourinconvenience.jpgAlors ! At Your Inconvenience est le second album de Professor Green, jeune rappeur anglais découvert grâce à MySpace à l'issu d'un concours de rap battle pour la petite histoire. Ce que j'aime, ce sont ses différents registres. Lorsqu'on écoute, dans le flow, c'est vrai qu'il peut faire penser à Eminem, cependant, ce n'est pas une pâle copie made in UK. Il varie beaucoup ses chansons: elles passent d'un extrême à l'autre, un coup électro, un coup pop. Il reprend le sample de la chanson 'Need You Tonight' de INXS pour en faire un petit tube dance, juste assez bon pour te faire bouger en boite entre copines. Dans le plus sérieux et un peu plus hip-hop, on peut parler de la fameuse 'Just Be Good To Green' en duo avec Lily Allen. Enfin, ça, c'est le premier album, qui annonce bien le ton de ses capacités. On obtient un album éclectique avec d'excellentes surprises telles que 'Falling Down', une ballade comme 'Where Do We Go', et ce qui pour moi a été la grosse claque, la perle au fond du sac: 'Goodnight'.

Dans ce nouvel album sorti fin 2011, on a de personnalité, plus de travail aussi. Et toujours la patte Green. On retrouve un peu d'humour dans la chanson éponyme de l'album ou encore 'D.P.M.O.' dont il existe également une version en duo avec Orelsan, en plus de chansons toujours taillées pour les boites de nuits comme 'Remedy'. Il nous prouve à nouveau son talent en reprenant cette fois le sample du classique 'Where Is My Mind?' de Pixies sous le nom de 'Spinning Out', qui je pense est une réussite, car c'est toujours compliqué de toucher à "l'intouchable" en essayant de faire quelque chose d'audible.
Je ne sais pas si on peut dire que l'album est proprement équilibré, car aucune chanson ne ressemble à l'autre. Toujours beaucoup de featurings et d'originalité. J'ai un vrai crush pour 'Doll', 'Astronaut' et 'Today I Cried'. Après, c'est difficile de parler du reste comme un tout. C'est limite trop varié pour un album assez long, mais du coup, il y en a aussi pour tous les goûts. On est sûr de trouver quelque chose qui plaît, à travers le style de Professor Green. Mention spéciale à 'Upper Clapton Dance', qui donne un goût définitivement acidulé pour conclure.

En bref, un album qui met l'accent sur tous les sons actuels pour en donner un concentré détonant! Après c'est sûr que si on aime pas la voix de Professor Green, on passe son chemin ;)

At Your Inconvenience
~
Alive Till I'm Dead

Bonds.

04|2012. Jeudi 19, 1:37

Je pense qu'il y a des gens qui sont prédestinés à se rencontrer. Par forcément en tant âme soeur non, mais plutôt que chaque rencontre a un but. Que ce soit en bien ou mal d'ailleurs. Chaque épreuve vécue change quelque chose. Et en philo, ne dit-on pas que l'homme se développe au contact des autres ?
Il y a des rencontres qui se renforcent et qui finissent par devenir des amitiés. Il y a des rencontres que l'on croit bonnes et qui finalement ne le sont pas et alors on rompt le lien qui avait commencé à se tisser. C'est un peu comme le principe du puzzle. On a l'illusion que deux pièces s'emboitent. Mais finalement, ce n'est qu'un genre de reflet. Et puis finalement, on 'accepte' que les pièces soient différentes et on cherche à nouveau un embout correct. C'est peut être pour ça que dans ce genre de puzzle, il existe bien plus que 1000 pièces. Et encore, les règles changent selon pleins de choses, étant donné qu'une rencontre peut se faire n'importe où, n'importe quand.
J'espère que vous suivez x).
En y repensant, il y a vraiment des rencontres prédestinées. Si par exemple, cet(te) ami(e) de longue date connu(e) à l'école avait été dans une autre classe ? Un autre quartier, ville, pays ? Moi, je dis juste que j'ai rencontré 2 personnes exceptionnelles quand j'étais au lycée. Et ce n'était sûrement pas un hasard. On avait tous les trois postulés pour Victor Hugo à la base. Et on s'est retrouvé dans ce lycée de merde mais sympathique. Donc on se serait forcément croisé. C'était fait pour arriver. Peut être pas, mais j'aime le croire.
Si je ne n'étais pas restée un an de plus, je n'aurai jamais eu de contact avec M., sans qui je n'aurais jamais appris la guitare et avec qui je peux parler de tout et de rien librement. Si j'avais fait mon blog sur une autre plateforme, je n'aurai pas passer la soirée avec Satine la semaine dernière. Je l'aurais éventuellement croisé lors d'un concert cela dit ! Et ces mêmes si amènent d'autres si et ainsi de suite. Puzzle sans fin.


Comme le dit si bien Yûko dans xxxHolic :
"Le hasard n'appartient pas à ce monde. Tout n'est que fatalité"

http://stina-s-place.cowblog.fr/images/filrouge4.png
Savez-vous ce qu'on dit des fils rouges dans la culture japonaise.. ?

Song Week.

04|2012. Vendredi 6, 15:15

R U Mine? - Arctic Monkeys

En attendant de poster les 3 ou 4 articles que je vous dois
(non non, j'ai pas oublié, non non, mon blog n'est pas à l'abandon),
et d'enfin arrêter avec mes articles 'raconte ta life en direct live' (si si, je le sais),
je poste le dernier Arctic, toujours aussi bon, toujours sex dans le genre.
Oui, autant la chanson qu'Alex Turner et Matt Helders.





Sur ce! Je reviens bientôt
.

Messed up.

03|2012. Mercredi 21, 0:36

Ca craint. Depuis hier, je ne pense qu'à partir loin. Une semaine loin de tout, de la fac, des potes, de Paris. Pour une fois, peut être la première fois depuis, j'ai envie d'être auprès de vous. Paye ton billet pour 8000 km.
Je me sens comme à part de tout, autant du bien-être que l'inverse. Comme un électron libre. J'ai pourtant eu une bonne nouvelle aujourd'hui mais malgré tout, j'ai pas senti ma journée. Total f*cked up. Oh et puis ce rêve à la con aussi ! C'est tout ce que je ne veux pas, je suis formelle, j'ai même pas l'impression de me mentir en quoique ce soit. Et pourtant, faut que ce rêve revienne. Si hier avait été la première fois, ouais, ok. Mais c'est au minimum la 2ème, max la 3ème voire plus. J'ai besoin d'une bulle d'air, mes trucs habituels ne marchent plus. J'ai besoin d'un revirement à la K. Sauf que je n'ai nulle part où aller, et le seul endroit où je voudrais être est bien trop loin. Je subis une pression scolaire dont je n'ai pas l'habitude. 13 de moyenne. Tantôt ça me semble impossible, et pourtant je sais que je peux le faire au détriment de beaucoup d'efforts. Mais voilà. Le fait est que je n'ai pas l'habitude de faire des efforts. J'aime bien faire. Quand je fais les choses, ce n'est jamais à moitié. Mais qui aime travailler ? J'ai juste envie de bains de soleil à cette minute. D'être en été, d'être partout sauf dans mon salon. Quelque part, j'ai jamais ressenti ça d'une quelque manière. Absolument la moindre chose m'irrite.


Just want to be alone for a while...
~
Just like:


<< En avant | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | En arrière >>

Stina-s-Place

Créer un podcast