You'll never be alone again..?

08|2015. Dimanche 30, 2:31

Hey. J'espère que vous avez passé un bel été, meilleur moment de l'année n'en déplaise à CynicalSmile qui préfère la pluie. Je sors du film 'We Are Your Friends' de Max Joseph et j'ai été inspirée, chose bénéfique puisque ça fait un moment que je ne suis pas venue ici.

Déjà, j'ai adoré ce film. L'air de rien, il ne parait pas sérieux, juste une bande de potes ensemble, dont l'un est DJ. Leur vie se résume à la fête, n'ayant pas grand chose d'autres à faire. Mais plus le film avance et plus on va loin, on explore autant dans les expériences de vie que dans le processus de création de la musique électro, bien qu'on reste au seuil de l'apprentissage. Si vous trainez souvent ici, vous savez que mon opinion peut vite être faussée lorsqu'il s'agit de musique haha, mais il n'y a pas que ça dans ce film court mais efficace pour conclure l'été.

Curieusement, comme il est question d'amitié et que j'y porte une attention toute particulière à défaut d'avoir autre chose, ça a fait écho à deux autres choses : une conversation nocturne que j'ai eu et au début de la saison 1 de Suits, Avocats Sur Mesure (je conseille, c'est plutôt original! Toutes les saisons ne sont pas parfaites mais elles sont courtes et l'esprit se laisse séduire facilement par les dialogues. Bref, STOP PUB).
Voyez-vous, dans cette série, Mike a un meilleur ami du nom de Trevor et dans le fond, Trevor gâche la vie de Mike. Mais faut dire que le petit Mikey est... influençable. Bref, je ne vais pas vous gâcher l'histoire. Quant à ma conversation nocturne, j'ai eu la visite inopinée d'une connaissance de lycée et ce soir là, de nombreux "tu es trop gentille" et "fais attention à qui tu fréquentes" (pas de manière spécialement péjorative) sont venus et revenus. 'We Are Your Friends' part un peu dans ce sens-là également. 4 potes certes, mais quand le sérieux s'en mêle, l'implosion est proche. Alors, on ne veut pas perdre ses amis mais quand l'avenir, l'Opportunité se présente, ce n'est pas si simple.

J'ai la chance de ne pas avoir beaucoup de 'Trevor' dans ma vie. Mais je me rends compte de l'importance de couper le cordon avant la corruption, avant que ces gens vous empêche de vivre pleinement. Après, il faut dire que mes Trevor ne sont pas des amis de longue date, fort heureusement. Et lorsque c'est le cas, il est clair que c'est beaucoup plus difficile. Mais lorsque la claque de réalité s'annonce sans prévenir, ou que la séparation se fait plus ou moins naturellement, prendre conscience n'est plus une option.

Alors, si je peux me permettre un conseil : distinguez vite vos Trevor, et quand je dis "ami(s)", je parle de celui ou ceux qu'on appelle à 3h du matin pour cacher un cadavre. :)


En note de fin, une citation du film qui n'a rien à voir avec l'article mais qui m'a beaucoup plu :

 
'Imitation is suicide, it's Emerson who said that'.


Praha.

06|2015. Lundi 29, 3:17

J'ai pu mettre mon semestre libre à profit (bien que tardivement) et aller rendre visite à ma chère amie Rouge (enfin, plus maintenant ;)) à Prague, en République Tchèque où elle était en Eramus. Entre cette fois-ci, et la fois où je suis allée à Sainte Lucie, complètement cloitrée dans la chambre d'hôtel à regarder HBO et autres chaines américaines par peur de l'inconnu ou simplement parce que j'avais passé mon temps à ne rien faire et que je trouvais ça futile de faire quelque chose de ma vie sur une autre île, on peut dire qu'il y a eu une grosse progression.

Prague est une ville tellement belle... Je parle d'un point de vue architectural, c'est un peu mon péché non pas inavouable, plutôt... discret. Tout y est haut en couleurs, surtout les bâtiments. C'est un détail qui frappe énormément comparé à Paris où il y a une certaine sobriété. Bien qu'on ne soit pas en reste de constructions anciennes, je trouve que c'est un détail beaucoup plus accentué là-bas. La modernité s'y est installée sans tout envahir. Ca reste simple, sans extravagance, sans besoin d'en faire plus. Lorsqu'on est à un point A, le point B semble être très loin alors qu'il n'est qu'à quelques stations de métro voire quelques minutes de marche. On ne se lasse pas du paysage non plus mais ça, c'est peut-être juste moi.


http://stina-s-place.cowblog.fr/images/DSC0037.jpghttp://stina-s-place.cowblog.fr/images/DSC0066.jpg

C'est curieux parce que, comme je voyage peu, si je pense aux différences entre Paris et Prague, il y en a beaucoup et en même temps pas tellement. Dans le fait que ce soit deux grandes villes, deux capitales, elles sont similaires mais ça s'arrête là. Je ne sais pas comment l'expliquer... Paris est chargée d'Histoire, mais Prague l'est davantage. C'est comme marcher parmi des fantômes sans les voir. Tout est si rapide à Paris. C'est hype, c'est hipster, c'est sale, c'est cher. On a le temps de rien mais pourtant on profite de tout, on connait tout, on découvre encore, mais en même temps que la moitié des Parisiens. On a l'habitude et c'est d'une tristesse... Lorsqu'on arrive quelque part d'inconnu, on est curieux de tout, on s'étonne de tout. Et ça, c'était affreusement nouveau pour moi, j'étais comme une enfant et pour le coup, presque contre mon gré parce que ce n'était pas contrôlé. Cette naïveté étrangère, je l'ai sentie comme étant hors de mon temps, de mon âge. Et je pense être un peu trop jeune pour que ce soit plus alarmant que bénéfique. Mais j'ai aussi réalisé à quel point j'aimais être hors de Paris. Comme j'y ai toujours vécu, je n'ai jamais ressenti le besoin d'en partir et pourtant, entre ce voyage-ci, et mes weekends chez C.C²., je me rends compte à quel point ça fait du bien d'être ailleurs pour une courte durée. Oui, une courte durée. J'ai gouté à l'inconnu, je sais à quel point c'est bien mais j'ai toujours ce besoin de retour au nid. Ne jamais dire jamais, alors pour l'instant, je ne me vois pas quitter ma ville. J'y suis attachée, mais culturellement. Tout passe par Paris à 99%, tout y est disponible et ma dépendance et ma réticence à partir viennent vraiment de là.

Enfin. Pour en revenir à Prague, c'était un voyage formidable, en plus des 5 jours de rire et de bonnes bouffes (God Bless tes pancakes aux myrtilles vegan) avec mon amie, j'y ai fait de belles rencontres et elle a été un super guide à travers la ville ! J'espère vraiment que notre road trip aura lieu l'année prochaine !

Coucou.

Un petit billet pour dire que je vais bien et que, même si je ne poste rien, je pense à mon blog très souvent. Juste que je n’écris pas (ou plus exactement, je ne publie pas). Aussi parce que mon ordinateur est potentiellement décédé et que mon internet boude méchamment depuis hier alors ceci sera posté avec un jour ou deux de décalage (là tout de suite, c’est la nuit de samedi 18 à dimanche, 3h19). Bref.

Assise sur mon lit, j’observe la pile de livres sur mon bureau, une Nova Book Box dans les oreilles ; ces livres que j’ai lu ou non (la plupart dans la seconde catégorie) et mes yeux sont tombés sur Mademoiselle de Maupin. J’ai eu un flashback de la période où j’étais en train de le lire, et me suis rappelée à quel point je m’étais sentie proche du narrateur. Avant même de le terminer, j’ai su qu’un jour, je le lirai à nouveau. Cette vision si (im)parfaite de l’amour… C’est embêtant, ces arguments qui vous touchent et prennent énormément de sens dans la vie mais qu’on ne trouve que dans les livres. On en serait presque jaloux de le vivre plutôt que d’être capable de l’expliquer. On lit quelques lignes puis on se dit « c’est ça ! » mais malheureusement, ça ne vient pas de nous. Ah, ces auteurs, ces gens qui savent utiliser les mots. Je vous hais autant que je vous aime. Comme les pianistes.

« Jusqu’ici, je n’ai aimé aucune femme, mais j’ai aimé et j’aime l’amour. Quoique je n’aie pas eu de maîtresses et que les femmes que j’ai eues ne m’aient inspiré que du désir, j’ai éprouvé et je connais l’amour même […] » 

Mademoiselle de Maupin
Théophile Gautier

Ma vie cinématographique 2014.

01|2015. Samedi 24, 9:00

Prétendons.
(Que nous sommes toujours le 31 décembre 2014 et que, par conséquent, j'ai écrit cet article dans les temps.)

Aaah, 2014 *fausse nostalgie*, tout plein de films vus ! Mes tickets gardés (chacun sa manie inutile) m'indique que mon premier film était Fruitvale Station de Ryan Coogler, c'était le 6 janvier. J'en garde un très bon souvenir dans le style "indé inspiré d'un fait divers américain". Janvier marque aussi l'au revoir de Miyazaki. Le Vent se lève est loin d'être son meilleur film bien que je ne les ai pas tous vus mais je ne l'ai pas trouvé adapté à un public bas âge, un manque de légèreté nous prive un peu du rêve qu'il nous offre d'habitude.
Le très glam Yves Saint Laurent de Jalil Lespert avec Pierre Niney m'a énormément plu, très esthétique; en le mettant en regard avec le Saint Laurent-Ulliel de Bertand Bonnello, c'était très intéressant d'avoir un angle de vue différent dans la mesure où ce dernier met l'accent sur la décadence du couturier entre son addiction aux drogues et sa débauche sexuelle.


Dans les catégories >

Les films passés inaperçus et pourtant... :
Du Sang et des larmes de Peter Berg. Je n'affectionne pas du tout les films de guerre : le pauvre Soldat Ryan aurait fini mort avec moi. Mais Du Sang et des larmes m'a rendu curieuse car il avait un certain succès aux US en plus des acteurs Mark Walhberg et Eric Bana au casting. A Paris, il est passé d'une diffusion dans 3 à 1 salles en l'espace de deux semaines. Et c'est bien dommage car c'était vraiment super. Inspiré d'une histoire vraie, de l'adrénaline jusqu'au bout.
Beaucoup de bruit pour rien de Joss Whedon : filmé à la manière de Roméo+Juliet, ce film reprend la pièce de Shakespeare avec les mêmes répliques mais est transposée à l'ère moderne. Le charme en + : tourné en noir & blanc, ce qui donne une atmosphère particulière ! Beaucoup d'humour, bon casting dans l'ensemble.


Les beaux et surtout tristes :
Philomena (Stephen Frears) est un film qui vous prend aux tripes d'une manière assez incroyable dès les premières minutes. Judy Dench est une excellente actrice et l'histoire de la pauvre Philomena est terrible. J'ajoute que l'atmosphère religieuse en rajoute une couche. Vraiment dommage qu'il n'ait rien eu aux Oscars 2014 mais il me semble qu'il n'était pas nommé dans beaucoup de catégories.
Coming Home de Gui Lai : film chinois sorti au mois de décembre. Sûrement le film le plus triste que j'ai vu cette année et de toute ma vie. C'est vraiment une histoire de destin brisé et de force d'amour.

Les bonnes surprises :
Divergente de Neil Burger. Depuis la fin de l'époque Harry Potter/Twilight, c'est la course aux nouvelles sagas "teenage" pour reprendre le flambeau. Je n'avais pas prévu de le voir mais c'était une période creuse alors je me suis dit pourquoi pas, d'autant plus que l'idée d'une société divisée en 5 groupes a suscité mon attention. Je m'attendais tellement à un film nul où la fille niaise tombe amoureuse du mec cool et rien d'autre que finalement, ça a été un bon divertissement. Tout se devine ou presque et les bons sentiments de la jeune fille font rire les spectateurs (lorsque la demoiselle stoppe monsieur lors des préliminaires en disant qu'elle n'est pas prête, oui oui), mais ça tient la route. Les évènements se déroulent correctement les uns après les autres... En bref, ça aurait pu être bien pire, Divergente s'en sort mieux que le Septième Fils sur lequel je reviendrai plus loin.
Dracula Untold (Gary Shore) : en sortant de la salle, je me suis dit que ce film était absolument parfait pour le stéréotype du couple, c'est à dire la fille qui veut voir un film romantique et le mec qui veut voir son film d'action (oui je caricature beaucoup). L'équilibre entre les deux est très efficace : d'un côté le couple marié avec enfant qui s'aime, puis l'époux devient un monstre pour sauver son peuple, et l'épouse reste et le soutient dans un discours mielleux à souhait. C'est au seuil du berk (oui, j'ai un problème avec le romantisme télévisuel) mais ça passe super. Pourquoi ? Parce que ça castagne à mort pendant les combats ! C'est bien fait, c'est violent, c'est sans pitié. J'adhère, j'adule.
New-York Melody (John Carney) : bon, j'ai un avis un peu biaisé lorsqu'il s'agit d'un film "musical", mais je m'attendais en effet à quelque chose d'assez niais qui a réussi à tourner correctement. Mark Ruffalo joue très bien le passionné déchu dans ce monde fermé qu'est la production musicale en plus d'une histoire d'amour qui n'a pas lieu ! On est de bonne humeur à la fin, on pense que New-York n'a jamais été aussi cool et que faire de la musique et devenir célèbre est facile... Un film cool pour passer l'été !
Le Labyrinthe (Wes Ball) : le point fort de ce film est également son point faible, à savoir une couche de questions qui restent sans réponses et ce, jusqu'au bout ! Le concept est super et neuf : un garçon monte d'une trappe avec des vivres, ne se souvenant de rien sauf de son prénom. Il débarque dans un lieu avec quasiment rien sauf un labyrinthe et un groupe de garçons dans le même cas que lui, qui avec le temps ont créé une petite société avec chacun son rôle... Bref, le plus gros mystère c'est le Labyrinthe dont tout le monde a peur, à cause des créatures à l'intérieur et ce qui se passe si l'on y reste coincé. Personne ne veut être un "(Maze) Runner", terme qui désigne les garçons qui courent assez vite pour pouvoir entrer, explorer le lieu et... s'échapper rapidement donc. On a un début de réponse uniquement à la toute fin et encore, c'est une miette de réponse. Du coup, je ne savais pas si j'étais déçue ou impatiente de voir la suite en sortant. Un peu des deux j'imagine mais si vous êtes lecteur, je ne peux que vous conseiller les livres car oui, c'est un film tiré d'une saga, encore.


Les navets :
Honnêtement, entre Pompéi et Brick Mansions, va savoir lequel est le plus nul encore que 47 Ronin (Carl Erik Rinsch) est pas mal dans le genre narnar malgré une belle esthétique. Film beaucoup trop américain pour une ère asiatique centrée sur les samouraïs, véritable patrimoine de l'Histoire japonaise.
Pour Jacky au royaume des filles de Riad Sattouf, j'aimais bien le concept des hommes dominés obligés de porter un genre de burqa mais la stupidité du film était si grande que je suis partie avant la fin, chose que je ne fais jamais d'habitude. 3 Days To Kill (McG) se veut badass avec un acteur habitué au genre, à savoir Kevin Costner. Un humour qui vient où il ne faut pas en plus de clichés nombreux, un scénario qui ne tient difficilement... Non, il ne fallait pas.
Retour sur Le Septième Fils (Sergey Bodrov). En soi, ça partait plutôt bien, (comme le tout début de Pompéi d'ailleurs) : un chasseur de sorcières et créatures en tout genre dont le disciple doit être le septième fils d'un septième fils. Bien évidemment, ce 7ème là, contrairement aux deux précédents (morts), est un peu spécial, sinon pas d'histoire. Eh bien non. Je ne sais pas ce qui n'a pas marché dans ce film, c'était juste pas intéressant finalement. Mal exploité et manque de charisme du héros peut-être. Côté Pompéi (Paul W.S. Anderson) : un petit garçon vire orphelin lorsqu'une armée passe sur son village, et ses parents sont tués sous ses yeux. Ensuite, "recueilli" dans la forêt, il devient gladiateur. Jusque là, vengeance de mise, le chemin est tracé. Et puis... la Fille. Et la vraie en plus, celle qui gâche tout et n'est là que pour son minois. Pompéi est ri-di-cule. Aucun point positif ! Je n'en ai pas trouvé même en étant objective et les abdos de Jon Snow ne peuvent rien y faire. Tout est gentil, pas de sang, pas de sexe donc en soi, pas de péplum. D'ailleurs, on notera que le point commun entre ces deux films, c'est Kit Harington. . .
Brick Mansions (Camille Delamarre) c'est simple : prenez Banlieue 13 de Luc Besson (qui déjà ne vole pas haut), retirez l'acteur qui joue le flic et mettez Paul Walker à sa place, laissez l'acolyte voyou, le tout aux Etats-Unis. Secouez, et ça y est ! En même temps, c'est Luc Besson qui était au scénario donc bon, il ne fallait pas s'attendre à un miracle ! Si seulement j'avais su, je me serais épargnée 2h d'un film que j'ai déjà vu avec uniquement l'acteur principal qui change.

Beaucoup de bruit pour rien : (comprendre les films qui ont fait l'actualité)
Le provocateur un peu dégoutant Nymphomaniac (Lars Von Trier), bien qu'il ne tient pas la première place dans ce classement, était intéressant mais on a une surdose de sexe visuel explicite qui, même avec le titre du film, n'a pas toujours lieu d'être. D'ailleurs, dans la plupart des films avec Charlotte Gainsbourg en 2014, il était fort difficile de ne pas la voir nue au moins une fois. Assez incroyable quand même.
12 Years a Slave (Steve McQueen II): mmmh. Ce n'était pas mauvais mais un manque de petits détails. Pour 12 années, nous n'avons que deux indications temporelles au cours du film, on ne se rend absolument pas compte de la décennie. Ensuite, autant j'ai apprécié Lupita Nyango, autant je ne comprends pas l'Oscar reçu pour meilleur second rôle féminin. Sur 2h13 de film, elle reste... disons une bonne demi heure à l'écran en assemblant les différentes scènes. Je trouve qu'elle est trop peu présente, c'est comme si elle avait subi les autres nominations du film qui étaient nombreuses et qu'elle a gagné parce qu'elle était favorite et que Jennifer Lawrence en avait déjà raflé un l'année d'avant haha. M'enfin.
American Bluff (David O. Russell) : Je ne sais pas trop. C'était plutôt cool, superbe casting mais... On en ressort ni satisfait, ni déçu. C'est un film qui ne marque pas alors qu'il a été encensé par la critique. Buzz buzz Oscars !
Samba (Eric Toledano/Olivier Nakache) et Lucy (Luc Besson) : pour le premier, c'est l'engouement autour d'Intouchables et la notoriété d'Omar Sy qui m'ont poussé à aller le voir. Eh bien, rien d'exceptionnel. Touchant sans pour autant me tirer une larme. En sortant je me suis dis "bof". Quant à Lucy, malheureusement, la bande-annonce gâche tout. Toutes les scènes sortant du lot sont "spoilées" à l'intérieur, on n'a plus de surprises et la fin n'est pas assez exceptionnelle pour porter le film à elle seule. C'était sympathique mais comme American Bluff, je n'en garde un avis ni positif ni négatif.
Interstellar (Christopher Nolan). Le dernier bébé de Papa Inception. Baaaaah. Je me suis ennuyée ferme pendant 3h. Comme pour la guerre, pas friande des films dans l'espace mais j'ai fait un effort. A choisir, j'ai bien aimé la fin, mais je n'ai absolument pas envie de revoir ce film. J'ai essayé de comprendre ce que j'avais éventuellement raté en lisant des critiques et interprétations, tellement le public crie au chef d'oeuvre. Mais non, pas de déclic. Donc, je n'ai pas aimé en fait, et ça me convient très bien comme ça. Suivant !


Les WTF :
Zero Theorem de Terry Gilliam : autant dire, pour faire court, que je n'ai absolument rien compris à ce film. Et je ne suis pas sûre d'avoir eu envie de comprendre non plus haha. Mention spéciale pour le rôle de Bob joué par Lucas Hedges sans qui ce film aurait paru très très long en plus d'être facile à encaisser.
Horns
(Alexandre Aja): Harry Potter sans lunettes ni balai ! Un film un peu spécial, entouré d'un mystère qui ne sera pas résolu puisqu'on n'apprend jamais explicitement comment ces cornes sont apparues sur le haut de son crâne. Malgré tout, j'ai passé un très bon moment : c'était intéressant, un peu trash, un peu violent et surtout, Juno Temple.
Gone Girl (David Fincher) : aaaaaah mais CE FILM ! Dire que j'ai failli passer à côté à cause de mon aversion pour Ben Affleck. Et ça aurait été très dommage ! J'ai vraiment adoré, j'aime les rôles comme celui là, et Rosamund Pike le porte jusqu'au bout avec beaucoup de maîtrise ! Un excellent paradoxe et je me garde bien de vous en dire plus car risque de spoil. Je le recommande !
Enemy et The Double (Richard Ayoade): deux films aux paradoxes intéressants ! Deux réalités se mélangent au point de ne plus savoir laquelle des deux est dominante. J'étais curieuse pour Enemy car il a été réalisé par Denis Villeneuve, également à l'origine du superbe Prisoners. Quant à The Double, cette image de doppelgänger sorti de nulle part et la manière dont il exploite son "original", ce n'est pas commun. De plus, c'est toujours drôle de jouer avec un sosie et comparer les similitudes.
Black Coal (Bai Rin Yan Huo) et Real (Kiyoshi Kurosawa) : ma passion pour le cinéma asiatique frappe à nouveau ! Black Coal est un polar qui préserve son mystère jusqu'au bout bien qu'il faille s'accrocher à certains moments qui traînent en longueur. Toujours une fin un peu WTF comme très souvent dans ce genre de film et Real n'y échappe pas bien qu'il soit radicalement différent puisqu'il s'agit d'une histoire d'amour. On suit un couple dont l'un est mangaka et plongé dans un genre de coma. Ils peuvent communiquer via une machine qui permet à celui rester dans la vie réelle de s'introduire dans le rêve de l'autre. Très mignon avec un mystère qui plane tout au long du film ce qui le rend intéressant en dehors de l'histoire du couple. Fort sympathique même si on aurait honnêtement pu se passer de la fin...
Big Bad Wolves (Aharon Keshales/Navot Papushado) : grosse publicité pour ce film étranger car M. Tarantino lui-même l'a recommandé, grand fan de cinéma indépendant. En tant que produit de consommation j'ai suivi et puis pourquoi pas finalement (vive la carte UGC). Verdict : pas mal, drôle à certains moments, violent à souhait : on n'a pas l'occasion de voir des scènes de tortures tout le temps. Le film prend une tournure inattendue jusqu'à sa fin vers une chute qui n'en est pas vraiment une mais pourquoi pas. Bon pour passer le temps si on aime le genre mais rien d'exceptionnel pour ma part.

Les inclassables :
The Tribe (Myroslav Slaboshpytskiy) aurait très bien pu se trouver dans la catégorie du dessus : c'est un film en langage des signes, sans parole et sans sous-titres. Du coup, le spectateur (sans connaissance du langage des signes j'entends) doit interpréter l'histoire selon ce qu'il voit. C'était très bizarre mais tout aussi intéressant. Je crois que j'ai aussi vu la scène la plus choquante de toute ma vie jusqu'à présent dans un film. En tout cas, c'est un film stupéfiant. 
The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson. Que dire ? J'aime beaucoup ce réalisateur depuis Moonrise Kingdom et le casting du Grand Budapest m'aurait donné l'envie de le voir de toute façon ! On ne sait jamais trop où ça va mais on suit quand même et finalement, l'arrivée est plutôt fun.
Mommy. Le fameux de Xavier Dolan ! Le seul film buzz qui n'a pas fini du côté de "Beaucoup de bruit pour rien". Tout d'abord, heureusement qu'il y avait des sous-titres ! Le français canadien sur 2h quand on a pas l'habitude, c'est spécial ! Et puis finalement, au bout d'une bonne demi heure on s'habitue. Bref, illustrer une relation destructrice entre mère et fils et la porter de cette manière à l'écran... Bon travail ! Il ne fait pas partie de mes préférés, se rapproche de mes "Bons/Très Bons films" sans plus, mais c'était tout de même à voir, les acteurs sont superbes. 
Et enfin, Locke de Steven Knight. Ce film m'a vraiment impressionné car il se déroule sur sa totalité dans une voiture, Tom Hardy au volant et au téléphone. Tour à tour se succède à l'autre bout du fil sa femme, ses collègues, sa maîtresse... Et au fur et à mesure de ces appels, on apprend toute la trame du film. Il est clair que niveau scénario, il n'a rien de particulier, on pourrait même s'ennuyer devant mais je pense que la mise en scène mérite le détour !


Kinder Maxi :
Parce que de plus en plus, les dessins animés ne sont plus que pour les enfants et bien que ça n'a jamais été une raison qui m'arrêterait pour aller voir un film de ce genre, je ne retiendrais que Dragons 2 (Dean DeBlois) et Les Pingouins de Madagascar dans cette catégorie. Merci NT1 d'avoir diffusé le premier volet de Dragons la semaine avant la sortie du suivant car je ne l'avais pas vu et j'ai d'ailleurs adoré ! Le second est beaucoup plus mûr mais au point où moi qui étais impatiente de pouvoir emmener les enfants de ma soeur aller le voir pour les vacances, j'ai changé d'avis car je me suis dit que la plus petite âgée de 5 ans ne pourrait pas le supporter. Beaucoup d'explosions, une trame plus sérieuse qu'un dragon trouvé dans une forêt et d'autres choses importantes (no spoil)... pour un film autorisé "à partir de 3 ans" (oui TROIS ans), euh non, absolument pas quoi ! Je suis loin d'être prude mais là, ce n'était pas du tout adapté. Malgré tout, un super film que je déconseille fortement en vo, la voix de Jay Baruchel pour Harold est juste h.o.r.r.i.b.l.e, surtout après avoir regardé le premier en version française faute de pouvoir faire un choix. Tout le contraire pour Les Pingouins de Madagascar (Simon J. Smith/Eric Darnell) ! Il est absolument hilarant et je suis certaine que de nombreux jeux de mots n'ont pas pu prendre le même sens une fois traduits en français ! Une énorme parodie de super-héros qui prend beaucoup de sens depuis le phénomène Avengers et en prime, la voix de John Malkovich. Une réussite !

Mes GROS coups de coeur :

Boyhood, de Richard Linklater
Le Rôle de ma vie, de Zach Braff
Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch
Whiplash, de Damien Chazelle
Night Call, de Dan Gilroy
Jimmy's Hall, Ken Loach
The Best Offer, de Giuseppe Tornatore

J'ai tellement aimé ces films que je n'ai rien envie de dire dessus. Ils m'ont tous impressionnée, touchée, mis une grosse baffe... Je ne peux que vous conseiller de les regarder pour vous forger un avis concret. Ils sont tous d'une beauté particulière et ont le mérite d'être vus. Je voue un véritable culte à Boyhood qui, en plus d'avoir eu le Golden Globe du Meilleur Film, se prépare (je l'espère) à tout rafler aux Oscars 2015. Quant à Whiplash... Mon Dieu, Whiplash... Absolument formidable. Mais tout comme les autres titres cités, vraiment ! Un lien vers AlloCiné pour chacun.

Marvel et autres films d'actions :
Aaaaaaah. Cet excellent souvenir pour Captain America : The Winter Soldier (Anthony et Joe Russo). Je me rappelle l'avoir savouré dans ses moindres détails, surtout que j'ai un avis très réservé sur le premier volet. Je l'avais trouvé très bon pour un Marvel mais il manquait le petit truc pour qu'il se place parmi ceux que j'ai plaisir à revoir (il reste tout de même moins pire que Thor et Thor 2, même si Chris Hemsworth, oui oui). En tout cas, ce "truc", je l'ai trouvé partout dans ce deuxième film et ça fait du bien !  Pour les Gardiens de la Galaxie (James Gunn II), je suis mitigée. C'était bien... mais le côté "film de l'été" se ressent assez. Pour un premier volet, je peux comprendre que le début ait du mal à se mettre en place puisqu'il faut introduire chaque personnage et ils sont quand même 5, mais c'était un peu long. Disons que j'attends beaucoup du second volet et "I AM GROOT" dansant sur I Want You Back. Quant à X-Men : Days Of Future Past (Bryan Singer), c'était presque aussi bon que Captain America 2. Fanboys et autres lecteurs de comics, ne me lancez pas de pierres parce que je ne m'en tiens qu'aux films et pour X-men, au dessin animé que je regardais à l'époque (God Bless F-3X, le Choc des Héros). J'ai adoré le voyage dans le temps et les fesses de Wolvy et je n'en suis ressortie qu'avec mille et une questions concernant la toute fin du film ! J'ai hâte de voir X-Men : Apocalypse, vivement 2016 !
Equalizer (Antoine Fuqua) : qu'il est bon de voir Denzel Washington dans un rôle comme celui-là ! Je ne vois pas qui aurait pu le faire aussi bien. Un film d'action comme je les aime, c'était parfait... Sauf peut-être Chloë Grace Moretz que pourtant j'aime bien d'habitude. Dans un sens, elle jouait bien son rôle mais dans un autre, ça paraissait trop facilement superficiel... Toute façon on ne la voit pas beaucoup donc pas dérangeant. Dans le même aspect de vengeance mais encore plus accentué, le superbe John Wick de David Leitch & Chad Stahelski, porté par Keanu Reeves. Ca aussi, délectable et violent à souhait ! Un scénario classique mais efficace. Pauvre Alfie Allen (Theon Greyjoy de Game Of Thrones), victime un jour..! En même temps, il fait ça très bien (haha!) et s'en sort mieux que d'autres acteurs de la série sur grand écran.


Les Bons et même Très Bons Films :
En dehors de mes coups de coeur, si je devais élire le meilleur film de 2014, sans hésitation, je dirai Pride de Matthew Warchus. C'est un très beau film qui, en plus d'avoir un super casting, est inspiré d'une histoire vraie. Drôle et qui met de bonne humeur ! Jersey Boys peut vite ennuyer de par son aspect biopic mais reste tout de même un bon film de Clint Eastwood. Personnellement, j'aime sa capacité à prendre un sujet qui n'intéresse pas forcément le public mais qui réussi à nous rendre un peu curieux, d'autant plus que les Four Seasons sont à l'origine de pas mal de classiques qui ont traversé le temps grâce à de nombreuses reprises. Autre biopic : Get On Up (Tate Taylor) sur la vie de James Brown. Je me rappelle avoir eu le sourire pendant tout le film ! Alors oui, il se passe des choses plus ou moins tragiques mais toute l'énergie et le talent de Brown ont été transposés. C'était vraiment LA figure du funk. Et mention spéciale pour l'acteur Chadwick Boseman, qui est absolument incroyable. Si vous avez faim (ou pas), je ne peux que vous conseillez #Chef de (et avec) Jon Favreau ! J'ai salivé devant les plats et j'aurais bien voulu goûter ce fameux sandwich, le tout sur fond d'un voyage à travers les Etats-Unis ! Autre aventure : Le Promeneur d'oiseau de Philippe Muyl, belle histoire franco-chinoise entre un grand-père et sa petite fille qui voyage vers la ville natale de ce dernier pour qu'il puisse tenir la promesse qu'il a fait à sa défunte épouse. Après ce film, on a davantage envie de nature et de rencontres que de technologie !
States Of Grace (Destin Cretton) est un petit bijou de cinéma indépendant. Et je peine à vous en dire plus haha ! Il se tient beau et fier derrière Pride dans mon classement, un plein d'émotions.



Voilà. Si vous êtes arrivé(e) à la fin de cet article sans détour, je vous remercie sincèrement car ce fut LONG en lecture pour vous et en écriture pour moi, j'ai dû abandonner en cours de route la première fois haha ! J'ai oublié, passé, sauté des films mais j'espère au moins que certains vous ont donné envie s'il y a des titres que vous n'avez pas vus. N'hésitez pas à commenter cette liste exhaustive :)


2014 = environ 109 films vus
(hors tickets perdus s'il y en a)

http://stina-s-place.cowblog.fr/images/keepcalmandwatchmovies372.png

Le terme "hipster" est tellement péjoratif que j'en viendrai presque à renier mes goûts (ou pas). J'ai été voir Magic In The Moonlight. Très honnêtement, j'ai vu l'affiche du film à bien des endroits avant sa sortie et ma réaction a toujours été la même : hors de question que j'aille le voir. Mais ça, c'était avant de savoir que c'était de Woody Allen. Et donc, je l'ai vu. Et c'était fort sympathique, beaucoup de sarcasme et la fin d'une évidence, grosse comme un camion. Mais Woody Allen fait partie des rares réalisateurs dont j'adore non pas les scénarios (du moins lorsque le film ET le scénario sont faits par la même personne), mais la manière dont il filme les choses. Plus précisément, lorsque je remarque que l'angle de vue est comme tel et met en évidence quelque chose que l'on n'aurait pas vu ou interprété comme ça autrement. 

Alors que ce soit une comédie romantique, pour une fois, j'en ai strictement rien à faire. J'ai beau être cinéphile (et malgré moi curieusement), je vais voir un film à 80% du temps pour le casting. C'est presque triste de le dire, et je m'accuse ici de quelque chose dont je traite souvent les autres (notamment les possesseurs d'iPhone): de produit de la consommation. Parce que si ce n'est le casting, il faut que le scénario pique ma curiosité ou alors, que ce soit un film asiatique car ils sont très particuliers et esthétiques pour certains (In The Mood For Love et The Grandmaster de Wong Kar-Wai en sont un bon exemple). Ceci dit, depuis que j'ai un abonnement, je me restreins encore moins qu'avant et au lieu de choisir les films que je vais voir, je choisis ceux que je ne vais pas voir. Bref.

Pour en revenir à Woody Allen et cette vague de mode dite hipster, eh bien... aller voir les films de Woody Allen, ça fait hipster. Malheureusement, les personnes comme moi qui l'aiment tout particulièrement et sans raisons apparentes, on est à la limite, juste assez pour ne pas se faire lancer des pierres. Oui, j'aime Woody Allen mais ce n'est pas pour autant que je me suis farcie toute sa filmographie pour être incollable et frimer en société. J'ai vu Vicky Cristina Barcelona, j'ai vu Blue Jasmine et peut-être deux autres. J'ai aimé la façon dont il a filmé x scènes, et les plans choisis pour. Et ça s'arrête là. C'est comme si on ne pouvait plus simplement aimer quelque chose ou quelqu'un. C'est être fan ou se taire parce qu'on est pas assez pro sur le sujet et dans le cas où c'est populaire, être hipster.
Il serait peut-être temps de briser le sous-entendu "populaire = hipster". Ce sont des bêtises. Mais c'est embêtant car lentement, c'est la théorie générale qui s'installe. On ne va quand même pas maudire la popularité d'une célébrité pour son travail, si ? Après Allen, ce sera Nolan qui sera trop hype tout ça parce que Dark Knight / Inception / Interstellar. Pauvre de moi qui l'aime encore plus que Woody !

 
Mais ne nous mentons pas:

oui, ça m'a vexé d'entendre qu'aimer Woody Allen,
c'était hipster x)


P.S. : c'est drôle, à la base je devais juste poster une playlist. Comme quoi..!

<< En avant | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | En arrière >>

Stina-s-Place

Créer un podcast